Londres (Royal Opera House) – Tournée du Mariinsky – Rencontre avec Viktoria Tereshkina

viktoria_tereshkina_hidemi_seto A Londres, à l’occasion de la tournée d’été du Mariinsky, Viktoria Tereshkina est sans doute la ballerine qui suscite le plus d’attentes tant du côté du public amateur que des critiques autorisés. «Prima Ballerina» depuis 2008 du Théâtre Mariinsky, dont elle a rejoint la troupe en 2001, elle compte déjà à son répertoire un nombre non négligeable de rôles, très diversifiés de surcroît, tant dans le répertoire classique, néo-classique que contemporain, faisant fi de la sacro-sainte tradition de l’emploi, encore perpétuée dans la compagnie, avec une noblesse incontestable, par Uliana Lopatkina. Odette-Odile depuis plusieurs saisons, elle est régulièrement Kitri, Raymonda, Aurore, Nikiya, Medora, Myrtha, Mekhmene-Banu… et maintenant, de manière plus inattendue, Juliette. Elle est enfin l’une des interprètes privilégiées des ballets de Balanchine inscrits au répertoire du Mariinsky, comme des créations plus actuelles d’Alexeï Ratmansky.

Virtuose à la technique éblouissante, à même de séduire jusqu’aux puristes les plus forcenés, Viktoria Tereshkina s’inscrit pleinement dans la tradition de ce théâtre légendaire, en incarnant à merveille l’élégance et le raffinement aristocratiques de son école. Dans une compagnie à la politique parfois déconcertante, où les codes de la culture populaire tentent ici ou là d’émerger, non sans quelques heurts, au travers d’une nouvelle génération d’artistes, elle est indéniablement la ballerine qui rassure et réjouit le cœur des balletomanes. Curieux mélange de tradition et de modernité, sa danse conjugue la rigueur académique et une aisance déconcertante, et presque désinvolte, qui lui fait transformer la scène en un véritable terrain de jeu personnel. Propulsée très jeune sur le devant de la scène, sa force de caractère et son intelligence aiguë – des qualités que l’on retrouve dans toutes ses prestations scéniques – lui ont toutefois permis d’évoluer, de s’affirmer avec éclat sur le plan dramatique et de se dégager d’une image par trop encombrante et réductrice de parfaite technicienne à la silhouette idéale. Son Cygne incandescent, aux lignes pures et à la passion troublante, en est probablement aujourd’hui la plus belle preuve.

Quelques jours après avoir dansé Juliette, un rôle dans lequel elle a fait ses débuts en juin dernier, et à la veille d’interpréter Odette-Odile, le rôle-fétiche qui l’a révélée en tant que soliste, Viktoria Tereshkina accepte, malgré un programme serré, de répondre à nos questions, avec cette discrète disponibilité qui font les vraies étoiles, et évoque un parcours déjà riche en expériences. Avec sérieux et amusement…

L’interview intégrale de Viktoria Tereshkina sur Dansomanie

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