Prix de Lausanne 2009 – Rencontre avec Cynthia Harvey

visuel_450_pxCynthia Harvey débute la danse à Novato, en Californie, avant de poursuivre sa formation à l’Ecole du Ballet National du Canada, à l’Ecole du San Francisco Ballet, à l’Ecole de l’American Ballet et enfin à celle de l’American Ballet Theatre. En 1974, elle rejoint les rangs de l’American Ballet Theatre (ABT), devient soliste en 1978, puis danseuse principale en 1982. Avec l’American Ballet Theatre, Cynthia Harvey danse pour ainsi dire tous les rôles féminins classiques. A partir de 1986, elle est parallèlement danseuse principale invitée du Royal Ballet, où elle interprète à la fois le répertoire classique et les ballets de Frederick Ashton. Jusqu’en 1996, elle danse aussi en tant qu’artiste invitée avec Baryshnikov and Company et Nureyev and Friends. Elle figure également dans plusieurs films et documentaires. Depuis qu’elle a quitté la scène, Cynthia Harvey enseigne pour diverses institutions. Elle a notamment été professeur invité pour la Norwegian National Ballet Company, l’American Ballet Theatre, l’Australian Ballet, le Teatro alla Scala, le Royal Swedish Ballet, le Dresden SemperOper Ballett, la Royal Ballet School et l’English National Ballet School. Co-auteur de « Physics, Dance and the Pas de deux », Madame Harvey a été membre de DanceEast, organisme national pour la danse en Angleterre. Elle a ainsi participé aux débats visant à améliorer la vie des compagnies et des écoles de danse classique. En plus d’enseigner et de monter des ballets, elle fait partie des experts réguliers de la commission pour la formation et l’enseignement de la danse en Grande-Bretagne. Pour le Prix de Lausanne 2009, Cynthia Harvey est professeur de danse classique.

L’interview intégrale  de Cynthia Harvey sur Dansomanie

Publicités

Prix de Lausanne 2009 – Dossier

visuel_450_pxChaque édition du Prix de Lausanne apporte son lot de modifications, petites ou grandes, dans l’organisation de la semaine de compétition. Le Prix 2009 se situait toutefois, pour l’essentiel, dans la continuité de l’édition précédente. Incidemment – et tout à fait entre nous bien sûr -, cela repose un peu le commentateur et lui évite ainsi d’avoir à répéter ce que le lecteur sait déjà… En attendant d’avoir à évoquer les transformations qui ne manqueront sans doute pas d’advenir l’an prochain, à commencer peut-être par la variation contemporaine… Trêve de prospective, retour à maintenant… Cette continuité avec l’an passé était notamment visible dans le maintien de la journée de sélections du samedi, inaugurée l’an dernier en lieu et place des fameux tours qualificatifs, journée au cours de laquelle tous les participants sans exception présentent leurs deux variations, classique et Neumeier, devant le public du Théâtre de Beaulieu et les membres du jury, présidé cette année par Karen Kain, directrice artistique du Ballet National du Canada. Une très longue journée – et une épreuve pour tout le monde – à l’issue de laquelle une vingtaine de candidats seulement sont choisis – élus en quelque sorte – pour participer à la grand-messe de la finale, diffusée à la télévision, gage universel de célébrité…

Cette année donc, pas de changements significatifs, mais des journées de préparation en amont organisées tout de même de manière sensiblement différente. A cet égard, le programme de la semaine laissait à la fois apparaître une progression logique et cohérente dans l’évaluation des candidats par le jury, et sans doute aussi, parallèlement, une meilleure répartition des plages de repos accordées aux jeunes danseurs, habituellement soumis il est vrai à rude épreuve tôt le matin jusque tard le soir.

Les deux premières journées étaient donc exclusivement réservées aux classes, avec des leçons classique et contemporaine, évaluées dès le mercredi, tandis que les deux journées suivantes permettaient aux candidats d’aborder en profondeur leurs variations en studio, encadrés par les répétiteurs, puis sur scène lors des filages. Les ateliers artistiques, pris en compte par le jury l’an dernier dans l’évaluation des candidats, étaient remplacés cette année par des séances de « coaching » observées par le jury, où la rigueur et surtout la réactivité des danseurs aux corrections et suggestions des répétiteurs pouvaient notamment être jugées. D’abord la classe quotidienne, puis le studio de répétition, enfin la scène… Des exercices d’école à la barre et au milieu jusqu’au travail chorégraphique et scénique… Autour de ces trois pôles était donc concentrée et organisée la semaine de la compétition. A l’image de la vie du danseur.

La tradition à Lausanne, c’est donc aussi celle des répétiteurs qui officient auprès des jeunes danseurs, avec parmi les plus fidèles, Monique Loudières et Sergiu Stefanschi pour les variations du répertoire classique, auxquels s’adjoignaient cette année encore, programme Neumeier oblige, Laura Cazzaniga et Kevin Haigen, issus tous deux du Ballet de Hambourg. Du côté des professeurs, c’est à un renouveau en revanche que nous avons pu assister, comme chaque année du reste, avec, pour le cours classique, Kevin Haigen toujours, mais aussi la mythique Cynthia Harvey de l’ABT – oui, oui, la Kitri de Barychnikov… –, et, pour le cours de contemporain, Georg Reischl, chorégraphe du Scapino Ballet de Rotterdam et danseur dans la compagnie de William Forsythe à Francfort…

Voilà. Le cadre de l’action étant à peu près mis en place, notre Prix de Lausanne peut enfin commencer…

Le dossier complet sur Dansomanie