Paris (Théâtre de la Ville) – Barychnikov/Laguna – Three Solos and a Duet

Mikhaïl Baryshnikov & Ana Laguna
Three Solos and a Duet
Valse-Fantaisie (A. Ratmansky) / Solo for Two (M. Ek) / Years Later (B. Millepied) / Place (M. Ek)
Paris, Théâtre de la Ville
20 juin 2010

N… comme Nostalgie

On dit souvent que l’authentique balletomane est celui pour qui le nom des danseurs importe plus que les chorégraphies elles-mêmes. La question se discute, sans qu’on prétende la résoudre pour autant. On sait simplement que c’est dans cet attachement maniaque aux interprètes d’un jour, à l’exclusion de tout le reste, que ne cesse de se déployer, géniale ou mesquine, lucide ou aveugle, l’éternelle mauvaise foi du balletomane, parfois camouflée sous les traits – en apparence plus sérieux – du critique…

Le spectacle présenté en cette fin de saison par le Théâtre de la Ville s’intitule Three Solos and a Duet, mais surtout, il réunit en haut de l’affiche Mikhaïl Barychnikov et Ana Laguna, deux de ces monstres qu’on dit « sacrés », en d’autres termes – parfois un peu affolants pour l’esprit critique – de ces artistes qu’on nomme volontiers des « icônes ». Bien que ce programme ait déjà pas mal bourlingué de par le monde, il faut avouer qu’il a extérieurement de quoi faire figure d’événement artistico-mondain de l’année, a fortiori à l’échelle d’une saison parisienne de danse pas toujours palpitante… Barychnikov-Laguna, ou la chronique d’un succès annoncé… D’ailleurs, la presse  institutionnelle, pour l’essentiel, a préféré renoncer à en parler. Des noms écrits en lettres dorés qui font peur à la critique et qui n’appellent pas – ou n’appellent plus – de surcroît de promotion particulière, dans quelque sens que ce soit. D’une certaine manière, une telle affiche fait semblant de régler le problème – en réalité insoluble – résumé ainsi par le vers du poète :  How can we know the dancer from the dance? D’un côté, il assouvit la pulsion balletomaniaque et nostalgique, de l’autre, il comble la légitime aspiration – non contradictoire avec la précédente – au fameux bon goût esthétique, en offrant un programme cousu main à ces deux danseurs, concocté par des chorégraphes  à la créativité et aux talents respectifs sans doute inégaux, mais somme toute peu contestés et largement reconnus de notre modernité, présente ou passée. Le fond, la forme, et le ruban de soie précieuse qui va avec…

Personne ne semble toutefois avoir relevé l’incongruité qu’il y a à associer dans un même programme les noms de Mikhaïl Barychnikov et d’Ana Laguna. Lui, le virtuose impeccable formé et grandi au Kirov de Léningrad et cependant frotté aux plus grands chorégraphes d’aujourd’hui, de Twyla Tharp à Merce Cunningham, et elle, la muse et l’interprète privilégiée de Mats Ek, la créatrice de sa Giselle et de tous ses grands ballets… Le danseur de l’air et de la verticalité face à la danseuse de la terre et de l’horizontalité ; l’élégance russe, rêveuse et désinvolte, face à l’austérité scandinave du parti-pris des choses… Le programme – Three Solos – joue pourtant beaucoup sur cette dualité imaginaire autant qu’élémentaire, pour la mettre en scène et en miroir, avant de réunir les deux artistes dans un duo final – a Duet – confirmant au fond ces deux tempéraments, par-delà les années et le temps qui passe, dans leur naturel profond. Quand bien même on resterait, à rebours de la fascination qu’elle suscite notamment chez les danseurs classiques, absolument extérieur à la poésie du quotidien d’un Mats Ek (comme c’est mon cas), quand bien même ce serait la première fois qu’on verrait sur scène ces deux interprètes majeurs (comme c’est aussi mon cas), la force du spectacle tient à ce qu’il parvient à convoquer toutes sortes de réminiscences de la danse,  universelles, faisant de ce « spectacle-événement » tout autre chose qu’une cocktail-party de fans en état de béatitude prolongée.

Pour dire les choses simplement, Valse-Fantaisie et Years Later, écrits pour Mikhaïl Barychnikov par Alexeï Ratmansky et Benjamin Millepied, ne sont ni plus ni moins que des jeux – légers, profonds, c’est selon… – avec des images et avec des miroirs. Des histoires de danse en quelque sorte, qui nous racontent, sur un mode distancié, le Barychnikov appris patiemment par coeur dans les films ou dans les livres. Ces deux courts solos ont pour point commun de mettre en scène, non sans ironie, le danseur dans son rôle d’icône universelle du ballet classique, de le ramener, encore et toujours, et avec un brin de nostalgie, à son image enchantée, emblème parfait de la splendeur classique. Deux sobres écrins d’artisans-joailliers, dans lesquels le chorégraphe se met entièrement au service de l’interprète – tel qu’en lui-même l’éternité le change -, source, point d’arrivée, seule et unique justification de l’écriture chorégraphique – sa limite aussi.

Sur une valse légère de Glinka, évocatrice d’un amour perdu, Misha le Grand danse avec les ombres de son passé, réelles ou imaginaires, russes ou américaines, réitérant les gestes traditionnels de la pantomime classique, qui viennent se mêler à d’autres, plus contemporains. Lorsque le temps des prouesses circassiennes est révolu, de celles dont Barychnikov était jadis passé le maître, il reste cet essentiel, savant mélange de don et d’effort, à savoir cet art d’habiter, d’articuler, de faire vivre un texte. Un solo couleur sépia, un air fatalement et ironiquement Les Yeux noirs, qui réécrit en quelques brèves minutes le ballet complexe d’une vie. Un miroir nostalgique et désabusé – et si caricaturalement russe… – tendu à Barychnikov et – qui sait? – peut-être à Ratmansky lui-même…

La pièce de Millepied s’amuse de façon plus littérale, et avec un humour plus direct (moins russe aussi – et pour cause…), avec la virtuosité légendaire du danseur, en le confrontant cette fois, par le biais de la vidéo, à un film de ses – éblouissantes – années de formation à l’Académie Vaganova. Des images nostalgiques d’un passé glorieux, devant lesquelles la silhouette d’un Barychnikov de soixante-deux ans, resté svelte et d’une précision féline, se détache, comme l’ombre d’un géant. Mais au fond, qui est l’ombre de qui? Dans ce miroir apparemment cruel, le danseur s’observe, aussi fasciné qu’ahuri devant l’image de perfection qui s’offre à lui, esquisse quelques pas « comme autrefois », renonce, improvise alors, se glissant dans le style d’un Robbins de comédie musicale, et puis s’en  tire par une seule pirouette, réelle ou métaphorique, déployant ce charme et cette élégance nonchalante qui valent – semble-t-il nous dire – toutes les virtuosités techniques…

En face de ces deux solos taillés sur mesure pour Barychnikov, et comme dans un effet de miroir inversé, Ana Laguna reprend Solo for two, adaptation d’un duo, Smoke, créé à l’origine pour Sylvie Guillem et Niklas Ek. Barychnikov n’y fait qu’une très furtive apparition, laissant le corps chtonien et imposant d’Ana Laguna, sculpté par la glaise et le contact au sol, se déployer au son d’Arvo Pärt et de la gestuelle naturaliste du chorégraphe, pour mimer la solitude et la trivialité essentielles de la vie à deux. Au corps douloureux, triste ou vieillissant du personnage répond, en forme d’appel au combat, l’agilité impressionnante de la danseuse-interprète, conservée dans toute sa fraîcheur malgré les années. Là où Barychnikov se condamnait à jouer, en dandy désinvolte et cabotin, avec sa virtuosité tournoyante et bondissante désormais disparue, Laguna impose pour le coup une virtuosité technique inentamée qui, si elle n’est pas classique, force néanmoins le plus grand respect.

Il faut attendre la deuxième partie du spectacle pour assister à la rencontre entre ces deux artistes si différents, manière de synthèse entre l’air et la terre, entre le détachement et l’attachement. Place est une pièce pour un couple, un tapis et une table (de bois). Un triangle élémentaire – agôn moderne? – aux accents très scandinaves… L’oeuvre brode une nouvelle fois autour du parti-pris des choses et de la banalité du quotidien, mais dans un registre peut-être moins proprement naturaliste que surréel. La musique du Fläskkvartetten, construite sur des changements impromptus de rythme, contribue du reste à imposer cette atmosphère « bizarre », dont l’esprit grinçant et l’absence de logique apparente rappellent parfois la pièce A Sort Of… Au pas de deux initial, tout en harmonie et délicatesse, succède un solo décomplexé de Monsieur – pendant que Madame sommeille sous le tapis -, avant que les deux comparses ne se rejoignent pour une coda sauvage et frénétique (façon « rolling stones »), en forme de feu d’artifice chorégraphique… La vie, malgré tout, par-delà l’usure des ans.

Ana Laguna et Mikhaïl Barychnikov, Three Solos and a Duet © artifactsuite

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Xème Festival du Mariinsky (15-25 avril 2010) – Programme

15 avril
Anna Karénine – Première

Ballet en deux actes d’après le roman de Léon Tolstoï
Musique : Rodion Shchedrin
Chorégraphie : Alexeï Ratmansky
Directeur musical : Valéry Gergiev
Décors : Mikael Melbye
Vidéos : Wendall Harrington
Lumières : Jørn Melin
Conception dramatique : Martin Tulinius
Assistante du chorégraphe : Tatiana Ratmanskaya
Production de l’Opéra National de Pologne (Théâtre Wielki)

Anna Karénine : Diana Vichneva
Alexeï Karénine : Islom Baimuradov
Comte Vronsky : Konstantin Zverev
Princesse Shcherbatskaya (Kitty) : Evguénia Obraztsova
Stepan Oblonsky (Steve) : Dmitri Pikhachov
Daria Oblonskaya (Dolly) : Maya Dumchenko
Konstantin Levin : Filipp Stepin
Princesse Betsy : Sofia Gumerova

16 avril
Anna Karénine – Première

Ballet en deux actes d’après le roman de Léon Tolstoï
Musique : Rodion Shchedrin
Chorégraphie : Alexeï Ratmansky
Directeur musical : Valéry Gergiev
Décors : Mikael Melbye
Vidéos : Wendall Harrington
Lumières : Jørn Melin
Conception dramatique : Martin Tulinius
Assistante du chorégraphe : Tatiana Ratmanskaya
Production de l’Opéra National de Pologne (Théâtre Wielki)

Anna Karénine : Uliana Lopatkina
Alexeï Karénine : Sergueï Berezhnoï
Comte Vronsky : Yuri Smekalov
Princesse Shcherbatskaya (Kitty) : Svetlana Ivanova
Stepan Oblonsky (Steve) : Ruben Bobovnikov
Daria Oblonskaya (Dolly) : Yulia Kasenkova
Konstantin Levin : Alexeï Timofeev
Princesse Betsy : Alexandra Iosifidi

 

Alexei Ratmansky dirigeant une répétition d’Anna Karénine

17 avril
Roméo et Juliette

Ballet en trois actes et treize scènes
Musique : Sergueï Prokofiev
Chorégraphie : Léonide Lavrovsky (1940)
Livret : Andrian Piotrovsky, Sergueï Prokofiev, Sergueï Radlov et Léonide Lavrovsky, d’après la tragédie de William Shakespeare
Décors et costumes : Piotr Williams
Création : 11 janvier 1940, Théâtre Kirov, Léningrad

Juliette : Polina Semionova (Staatsballett Berlin)
Roméo : Vladimir Shklyarov
Tybalt : Ilya Kuznetsov
Mercutio : Alexandre Serguéïev

18 avril

La Bayadère

Centenaire de la naissance de Vakhtang Chabukiani
Ballet en trois actes
Musique : Ludwig Minkus
Chorégraphie : Marius Petipa (1877), révisée par Vladimir Ponomarev et Vakhtang Chabukiani (1941), avec des danses de Konstantin Sergueïev et Nikolaï Zubkovsky
Livret : Marius Petipa et Sergueï Khudekov
Décors : Mikhaïl Shishliannikov, d’après les décors d’Adolph Kvapp, Konstantin Ivanov, Piotr Lambin et Orest Allegri (production de 1900)
Costumes : Evguéni Ponomarev (production de 1900)
Lumières : Mikhaïl Shishliannikov
Création : 1877, Théâtre Bolchoï, Saint-Pétersbourg

Nikiya : Viktoria Tereshkina
Solor : Igor Zelensky
Gamzatti : Anastasia Matvienko

La Bayadère

19 avril
Carmen Suite – Etudes – Apollon

Carmen Suite – Première

Musique : Georges Bizet – Rodion Shchedrin
Chorégraphie : Alberto Alonso
Chorégraphe  de la production : Viktor Barykin
Décors : Boris Messerer

Carmen : Uliana Lopatkina
Jose : Danila Korsuntsev
Torero : Evguéni Ivanchenko

Etudes – Première d’une nouvelle version de la production

Musique : Carl Czerny
Arrangements : Knudege Riisager
Chorégraphie : Harald Lander (1948), remontée par Johnny Eliasen
Lumières : Alexander Naymov
Première : 15 janvier 1948, Ballet Royal du Danemark, Théâtre Royal, Copenhague,
Première au Théâtre Mariinsky : 18 avril 2003
Première de la nouvelle version : 27 février 2010

Avec Alina Somova, Filipp Steppin, Denis Matvienko, Alexandre Serguéïev

Apollon

Ballet en deux scènes
Musique : Igor Stravinsky (Apollon musagète)
Chorégraphie : George Balanchine (1928)
Livret : Igor Stravinsky
Version montée par Francia Russell
Décors et lumières originaux : Ronald Bates
Lumières : Vladimir Lukasevitch
Première mondiale : 12 juin 1928, Les Ballets Russes de Serge de Diaghilev, Théâtre Sarah Bernhardt, Paris
Première au Théâtre Mariinsky : 30 avril 1998

Apollon : Andrian Fadeev
Terpsichore : Anastasia Matvienko
Polymnie : Irina Golub
Calliope : Yana Selina

Uliana Lopatkina, Carmen Suite

20 avril
Giselle

Centenaire de la naissance de Tatiana Vecheslova

Ballet fantastique en deux actes
Musique : Adolphe Adam
Chorégraphie : Jean Coralli, Jules Perrot et Marius Petipa
Livret : Vernoy de Saint-Georges, Théophile Gautier et Jean Coralli
Décors : Igor Ivanov
Costumes : Irina Press
Consultant pour la reconstruction de la production (1978) : Yuri Slonimsky

Giselle : Natalia Osipova (Ballet du Bolchoï)
Albrecht : Léonide Sarafanov
Hans : Ilya Kuznetsov
Myrtha : Ekaterina Kondaurova

21 avril
Le Lac des cygnes

Ballet fantastique en trois actes et quatre scènes
Musique : Piotr Tchaïkovsky
Chorégraphie : Marius Petipa et Lev Ivanov (1895), révisée par Konstantin Serguéiev (1950)
Livret : Vladimir Begichev et Vassili Geltzer
Décors : Igor Ivanov
Costumes : Galina Soloviova
Création : 20 février 1877, Théâtre Bolchoï, Moscou (chorégraphie de Julius Reisinger)
Création à Saint-Pétersbourg: 15 janvier 1895, Théâtre Mariinsky  (chorégraphie de Lev Ivanov et Marius Petipa)
Version de Kontantin Serguéïev : 8 mars 1950, Théâtre Kirov, Léningrad

Odette-Odile : Svetlana Zakharova (Ballet du Bolchoï)
Siegfried : Andreï Uvarov (Ballet du Bolchoï)
Rothbart : Konstantin Zverev
Les Amis du Prince : Yana Selina, Valeria Martiniuk, Maxim Zyuzin
Le Bouffon : Grigory Popov

22 avril
Giselle
(Mats Ek)

Ballet en deux actes
Chorégraphie : Mats Ek
Musique : Adolphe Adam
Décors et costumes : Marie-Louise Ekman
Lumières : Jorgen Jansson
Chorégraphes – Assistants de la production : Ana Laguna, Monica Mengarelli
Décors – Assistant de la production : Peter Freiij
Costumes – Assistant de la production : Katrin Brännström

Ballet de l’Opéra de Lyon, dir. Yorgos Loukos

Giselle (Mats Ek)

23 avril
Soirée « Jeunes Chorégraphes » – Smekalov / Faski / Liang

Factory Bolero – Première

Musique : Maurice Ravel
Chorégraphie : Yuri Smekalov
Technical Designer : Alexander Letsius
Costumes : Tatiana Noginova
Lumières : Kamil Kutyev

Avec Viktoria Tereshkina
Anton Korsakov, Karen Ioannissian,
Alexander Sergueïev, Konstantin Zverev, Maxim Zyuzin,
Anton Pimonov, Danila Korsuntsev

Simple Things – Première

Musique : Arvo Pärt
Chorégraphie : Emil Faski
Costumes : Jérôme Marchand
Lumières : Vladimir Lukasevitch

Avec Ekaterina Kondaurova
Maxim Zyuzin, Anton Pimonov, Alexeï Timoféïev,
Fyodor Murashov, Ilya Petrov, Rafael Musin,
Vassili Tkachenko

Flight of Angels – Première

Musique : Marin Marais, John Taverner
Chorégraphie : Edwaard Liang

Avec Olesia Novikova et Léonide Sarafanov
Margarita Frolova, Anastasia Mikheikina,
Olga Gromova,
Kirill Safin, Ilya Levai, Filipp Stepin, Oleg Demchenko

24 avril
La Belle au bois dormant

Ballet-féerie en trois actes avec un prologue et une apothéose
Musique : Piotr Tchaïkovsky
Chorégraphie : Marius Petipa, révisée par Konstantin Serguéïev (1952)
Livret : Ivan Vsevolozhsky, Marius Petipa, d’après les contes de Charles Perrault
Décors et costumes : Simon Virsaladze
Création : 3 janvier 1890, Théâtre Mariinsky, Saint-Pétersbourg
Version révisée par Serguéïev : 25 mars 1952, Théâtre Kirov, Léningrad

Aurore : Alina Somova
Désiré : David Hallberg (ABT)
La Fée des Lilas : Daria Vasnetsova
La Fée Diamant : Valeria Martiniuk
La Princesse Florine : Oxana Skorik
L’Oiseau bleu : Maxim Zyuzin

25 avril

Gala-concert

Immortal Beloved

Musique : Philip Glass
Chorégraphie : Edwaard Liang
Décors et lumières : Edwaard Liang
Costumes : Yana Serebryakova
Directeur musical : Alexandre Novikov

Avec Igor Zelensky, Anna Zharova, Natalia Yershova, Elena Lytkina et les artistes du Ballet de Novossibirsk

Rubis
Musique : Igor Stravinsky
Chorégraphie : George Balanchine
Version montée par Karin von Aroldingen, Sarah Leland, Elyse Borne et Sean Lavery
Scénographie : Sean Lavery (1967)
Costumes : Karinska (1967)
Recréations des costumes supervisée par Holly Hines
Lumière originale : Ronald Bates
Lumière : Perry Silvey
Première mondiale : 13 avril 1967, New York City Ballet, New York State Theater
Première au Théâtre Mariinsky : 30 octobre 1999, Saint-Pétersbourg

Avec Hélène Bouchet (Ballet de Hambourg), Andrian Fadeev, Ekaterina Kondaurova

Divertissement

Scènes et pas de deux tirés de ballets et de compositions chorégraphiques

Avec Alina Cojocaru (Royal Ballet Covent Garden),
Uliana Lopatkina, Irma Nioradze,
Viktoria Tereshkina,
Ekaterina Kondaurova, Olesia Novikova
David Hallberg (American Ballet Theatre),
Martin Vedel (Béjart Ballet Lausanne),
Denis Matvienko, Léonide Sarafanov, Ilya Kuznetsov,
Vladimir Shklyarov

Igor Zelensky, Immortal Beloved